Reconnaître les différents types de sol

Vous vous en rendrez rapidement compte, lorsque vous lisez les instructions propre à la culture de chaque légume, vous aurez souvent des références au type de terre préférable.

Bien entendu, si vous travaillez avec de la terre en pot, pas de souci ! Il suffit de vous procurer du terreau bien équilibré.

En pleine terre, c’est plus délicat. Plus ou moins calcaire, argileuse, sableuse… Légère, lourde, acide… C’est à ni rien comprendre. Enfin moi, en tout cas, au début, j’étais perdue ! Mais finalement, il n’y a rien de bien compliqué… Laissez moi vous expliquer avec mes modestes mots de novice 🙂

Un bon équilibre

La terre se compose majoritairement de quatre éléments :

  • De l’argile : c’est elle qui retient l’eau et les nutriments et qui donne un sol lourd
  • Du calcaire : il neutralise l’acidité
  • Du sable : il ne retient pas l’eau ou les nutriments mais il allège la terre
  • Du humus : c’est la matière organique

Il faut un bon équilibre entre tous ces éléments pour le bien-être des plantes. Un sol trop lourd ne sera pas bien drainé et ne permettra pas aux racines de prendre leur place. Un sol trop sableux ne retiendra pas assez l’eau et les nutriments. Un sol trop acide ou pas assez riche en nutriments ne permettra pas une bonne pousse…

Il faut donc équilibrer la terre pour le bien-être général de vos récoltes. Ajouter du sable à une terre trop lourde, du terreau à une terre trop sableuse, de la chaux, etc… Mais avant ça, il faut savoir quel type de terre vous avez !

Les quatre grands types de terre

La terre argileuse

C’est, comme son nom l’indique, une terre riche en argile. Elle a une texture lourde, en motte, collante si on la mouille.

Elle a l’avantage de retenir le frais et l’humidité. Elle permet donc une bonne hydratation et une rétention des engrais.

Son souci c’est justement qu’elle est trop compacte, trop lourde. Les racines vont avoir du mal à se frayer un chemin. La circulation de l’air se fait mal et l’eau peut stagner plus que de raison.

Les boutons d’or, les pissenlits et les pâquerettes aiment y pousser.

Pour l’entretenir, le mieux est de bêcher avant le printemps, d’ajouter des matières organiques et du sable pour apporter de la légèreté.

Les chicorées, haricots, choux, pois, tomates, menthe s’y plaisent plutôt bien. En effet, même si vous pouvez essayer de corriger les défauts de votre sol, choisir des légumes qui vont dans son sens est toujours plus simple.

La terre calcaire

C’est une terre de couleur plutôt claire, assez légère et friable. Vous pouvez la reconnaître aux coquelicots, chardons et sauge qui y poussent.

Elle est facile à travailler. Mais elle est trop drainante et ne retient pas assez l’eau et les nutriments. Pour combler ce manque, il faut la bêcher au printemps et apporter de l’engrais vert.

Les légumes qui aiment bien les terres calcaires sont les choux, les carottes, les fèves et le persil, entre autres.

La terre sableuse

C’est l’opposé de la terre argileuse. Très fine, très légère, elle est beaucoup trop drainante et ne retient ni l’eau ni les engrais. Elle est agréable à travailler mais il faut la compléter un petit peu.

Pour cela, l’idéal est de l’enrichir de terreau et de la couvrir de mulch. L’ail, les fraises, les navets et les patates aiment bien les terres assez sablonneuses.

Dans la nature, vous pouvez y trouver du chiendent, du genêt et de la bruyère.

La terre limoneuse ou humifère

La terre humifère retient aussi bien l’eau que la terre argileuse mais elle a l’avantage d’être plus nutritive que cette dernière. Elle est par contre très acide et manque un peu de capacités drainantes.

Pour l’améliorer, un apport en chaux pour corriger l’acidité est appréciable.

Les orties, genêts, fougères et bruyères s’y plaisent, tout comme les radis, aubergines, concombres et melons.

Il existe d’autres sous-types de terre plus spécifiques. Mais ces quatre grandes catégories sont déjà largement suffisantes pour commencer. Il est possible aussi que vous ayez une terre naturellement équilibrée, qui ne tombe dans aucune de ces catégories. Dans ce cas, vous êtes tranquille !

Mais comment reconnaître votre terre ?

Les tests pour reconnaître les types de sol

Faire marcher ses sens

La première démarche passe bien entendu par l’observation et la manipulation de la terre.

  • Une terre très sombre, douce, collante quand elle est humide est probablement humifère
  • Une terre collante, en motte et moins sombre que l’humifère est probablement argileuse
  • Une terre claire, légère, caillouteuse et friable est probablement calcaire
  • Une terre claire qui « coule » entre les doigts est probablement sableuse

Mais comme parfois c’est assez ambigu, il existe des tests plus… « pratico-pratique »

Le test du bocal

Mettre une bonne dose de terre dans un bocal, le remplir d’eau et agiter fort fort. Laisser reposer 24h. En bas, vous avez la partie sable, au dessus la partie argileuse (en gros), séparées par une zone plus floue, le limon.

Si plus du quart de la hauteur est pris par l’argile, alors le sol est plutôt argileux. Si le sable prend plus des trois-quarts du bocal, alors la terre est sableuse.

Bon ça, c’est pour la version à l’arrache, qui à mon humble avis est suffisante. Mais sinon, vous pouvez faire carrément une expérience scientifique, comme proposé ici.

Le test de la pâte à tarte

Un nom bien pompeux pour un test finalement assez simple. Prenez simplement une poignée de terre, humidifiez-la.

Faites rouler une bouteille dessus, comme pour étaler la pâte à tarte.

  • si vous n’arrivez à rien car rien ne colle, c’est une terre sableuse
  • si vous avez une couche de 3mm ou moins, c’est une terre argileuse
  • si elle fait plus de 3mm, c’est une bonne terre équilibrée

Le test du vinaigre pour le calcaire

Petit retour en TP de physique-chimie pour celui-là 🙂

Prenez tout simplement un échantillon de terre. Versez du vinaigre blanc dessus.

  • s’il y a une grosse action effervescente, alors votre sol est calcaire
  • s’il y a une réaction gentillette, il est dans la norme
  • s’il ne se passe rien du tout, il est probablement acide

Vous avez donc réussi à déterminer le type de sol dont vous disposez et son acidité globale. Vous pouvez bien entendu compléter le sol avec ce qui lui manque (sable, terreau, chaux…) mais vous pouvez aussi prendre le parti de choisir des légumes appropriés, qui lui conviennent bien.

À vous de voir 😉

Aline Terandal

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.